Rachel BAES (1912-1983) - Lot 35

Lot n° 35
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Rachel BAES (1912-1983) - Lot 35
Rachel BAES (1912-1983) Les petites filles modèles, 1950 Huile sur toile Signée "Rachel Baes" en bas à droite, mention manuscrite "Rachel Baes - 1950 "Les petites filles modèles" (titré par Jean Cocteau)" au revers 92 x 73 cm Cette oeuvre sera incluse au catalogue raisonné en cours de rédaction par Marie Godet, docteure en histoire de l'art. PROVENANCE Petit-fils légataire de Jean Cocteau EXPOSITION Cette oeuvre a été présentée dans le cadre de l'exposition "La femme et le surréalisme" au Musée cantonal des Beaux-Arts, 21 novembre 1987 - 28 février 1988. BIBLIOGRAPHIE - Cette oeuvre est reproduite dans l'ouvrage "Rachel Baes", Empreintes vol.9, 1951 (ill. p.35) - Cette peinture apparaît dans « Portrait de Rachel Baes », émission de la télévision belge : https://www.sonuma.be/archive/portrait-de-rachel-baes NOTICE Peintre surréaliste belge, fils de l'artiste Émile Baes, elle subit d'abord l'influence de l'expressionnisme flamand. Elle expose dès 1929 à Paris au Salon des Indépendants et au Salon des surindépendants, puis rencontre en 1945 Paul Eluard qui préface l'une de ses expositions. Elle commence à s'intéresser au surréalisme ; durant ces années, elle rencontre Pablo Picasso, Max Ernst, Paul Léautaud et Jean Cocteau qui a titré l'oeuvre que nous présentons à la vente. En 1947, René Magritte réalise son portrait intitulé Schéhérazade, exposé aujourd'hui aux musées royaux des Beaux-Arts de Belgique. Avec le soutien d'André Breton. Marcel Lecomte, Paul Colinet, Louis Scutenaire et Irène Hamoir commente sa peinture lors de ses expositions. Elle s'installe définitivement à Bruges en 1961 et continue à exposer régulièrement à Bruxelles et à Anvers. Xavier Canonne, commissaire d'exposition, évoque la peinture de Rachel Baes comme "(...) assez violente. Elle peignait au couteau avec des couleurs très contrastées. On sent sa rage de peindre !" Considérée comme l'une des plus importantes représentantes du surréalisme au féminin, Rachel Baes entretient une dualité propre à la « femme surréaliste », à la fois muse et créatrice. Dès le milieu des années 1940, connue et reconnue par les surréalistes, aussi bien bruxellois que parisiens, c’est en tant que telle que son œuvre est présentée aux cimaises de plusieurs galeries privées dans les deux capitales.
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