Odette CAMP (1909-1979) - Lot 39

Lot n° 39
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Odette CAMP (1909-1979) - Lot 39
Odette CAMP (1909-1979) Erbalunga (Corse) Encre, aquarelle et gouache sur papier Signée "Odette Camp" en bas à droite, titrée en bas à gauche 30 x 44 cm Encadrée PROVENANCE Collection de Monsieur Michel Crochot, metteur en scène français NOTICE Originaire de Marseille, elle s'installe à Paris dès 1912 avec ses parents, où elle étudie à l’Ecole Nationale des Arts Décoratifs et à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts, ainsi qu’à l’atelier du peintre Jean Despujols. Elle débute sa carrière sous le pseudonyme "Otomasi" : ses peintures à l’huile, au couteau, très colorées, figuratives, étaient alors inspirées par des sujets méridionaux, notamment la Provence et la Corse. Elle exposait régulièrement, au « Salon d’Automne », à la « Société des Amis du Louvre », aux « Indépendants », à la « Société Nationale des Beaux-Arts » et plusieurs de ses toiles furent acquises par l’Etat, la Ville de Marseille et même par certaines personnalités, comme Jean Gabin. Avant la Seconde Guerre Mondiale, elle est l’un des exposants de La Galerie Carmine, rue de Seine à Paris, en compagnie de peintres de l’Ecole de Paris devenus célèbres : Yves Brayer, Georges Douking, Othon Friesz, Serge Poliakoff. Une première exposition personnelle eut lieu à Marseille en février 1942 à la Galerie Saint Fé. En 1947, elle décide de reprendre son nom d’Odette Camp. Cette plus grande affirmation d’elle-même correspondit à un changement de style, plus libre, moins académique, ainsi qu’à des changement de sujets et d’ambiances : c’est Paris, la Bretagne, les « grisailles », les « marines » qui l’inspirent alors, et ses toiles font songer à Albert Marquet. Durant cette période, qui dure jusqu’en 1955, outre des décors pour l’opéra de son mari « L’Atlantide » (à Vichy, puis Lyon), plusieurs expositions personnelles à Paris recueillent d’élogieuses critiques : Galerie Barbedienne, avenue F. Roosevelt (1949), Galerie Serret, rue du Faubourg St-Honoré (1952), Galerie Cazelles (1954), également rue du Faubourg St-Honoré. Dès 1958 elle s'essaie au dessin, et expose en 1960 à la Galerie Motte, rue Bonaparte, puis à Genève en 1966, consacrant son nouveau talent. Maître dans l'usage de l’encre de Chine, elle représente le vieux Paris, Venise, Ibiza, qu'elle colore de rehauts de gouache. Elle continue de participer à de nombreux salons, et plusieurs de ses œuvres furent à nouveau acquises par l’Etat et la Ville de Paris. Ses deux dernières expositions individuelles eurent lieu au Café Procope (1975), et aux Cimaises Ventadour. C'est dans la capitale que deux hommages importants lui ont été rendus, l’un en 1981, présentant l’ensemble de l’œuvre graphique à la Galerie Hérouet, rue des Francs-Bourgeois, et le second en 1983 au Musée Carnavalet, « Paris disparu », à l’occasion d’une donation de 40 dessins. Un texte du Conservateur en chef de ce musée, Bernard de Montgolfier, un article d’Olivier Schmitt dans le « Le Monde » (24-07-1983), un autre d’ Edmée Santy dans le « Le Provençal » (24-08-1983) ont donné acte qu’Odette Camp était une artiste authentique, à part entière. A l’écart des modes, son art intemporel du dessin en fait une figure singulière et attachante de l’Ecole de Paris, elle qui était tant attachée à la capitale.
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